Travailler par fortes chaleurs, prévenir les risques

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Travailler par fortes chaleurs peut être à l’origine de troubles plus ou moins sérieux pour la santé.

En effet, cela peut accroître le nombre d’accidents du travail dûs à une baisse de la vigilance et augmenter les temps de réaction pouvant mettre en danger le salarié lui-même, ses collègues ou toute autre personne évoluant à ses côtés.

 

  • Reconnaître les symptômes

Les principaux signaux d’alerte auxquels le salarié exposé à la chaleur doit être attentif sont : une fatigue prononcée, des sueurs, des maux de tête, des vertiges, des crampes... Il est important de les prendre en compte afin d’éviter des problèmes plus importants tels que la déshydratation ou le coup de chaleur qui peuvent être irréversibles.

Le Haut Conseil de la Santé Publique recommande aux salariés de cesser immédiatement toute activité dès qu’apparaissent des signes de malaise et de prévenir les collègues, l’encadrement et le médecin du travail.

 

Les facteurs individuels aggravants : La condition physique, l’âge, la prise de médicaments ou encore des pathologies préexistantes comme les maladies cardiaques peuvent influencer la résistance du salarié à la chaleur et le conduire à prendre un risque.

 

Les facteurs collectifs aggravants : L’organisation et les conditions de travail ou encore la pénibilité de certaines tâches sont autant de critères à prendre en compte.

 

Les facteurs environnementaux aggravants : La pollution atmosphérique, un taux d’humidité trop fort.

 

  • La responsabilité de l’employeur

Le Code du travail ne fixe pas de température maximale au-delà de laquelle les salariés ne doivent pas être exposés à la chaleur. En revanche, il est de la responsabilité de l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des salariés en tenant compte, notamment, des conditions climatiques (articles L. 4121-1 et suivants, et articles R. 4121-1 et suivants du Code du travail).

 

  • La prévention des risques et les bonnes pratiques

Pour anticiper l’exposition aux fortes chaleurs, l’employeur doit respecter plusieurs obligations.

 

  1. Evaluer les risques liés aux ambiances thermiques (dont le risque de fortes chaleurs) dans le document unique d’évaluation des risques (DUER) et mettre en oeuvre un plan d’actions comprenant des mesures de prévention adaptées.
  2. Vérifier que la ventilation des locaux de travail est correcte et conforme à la réglementation.
  3. Aménager les postes en extérieur avec des zones d’ombre, des abris ou des aires climatisées.
  4. Informer les salariés des risques auxquels ils sont exposés et les former à leur prévention.

Mesures individuelles : • Eviter tout contact avec des surfaces métalliques exposées au soleil. • Porter des vêtements légers et clairs. • Se protéger la tête et les yeux. • Boire régulièrement, éviter la consommation d’alcool et faire des repas légers et fractionnés. • Eliminer les sources de chaleur additionnelles.

 

Mesures collectives : • Surveiller la température ambiante des lieux de travail. • Adapter les horaires de travail pour éviter les heures les plus chaudes. • Organiser des pauses supplémentaires ou plus longues. • Etre attentif à l’état de santé de ses collègues pour repérer les premiers signes de faiblesse. • Limiter les efforts physiques en utilisant des aides à la manutention. • Installer des points d’eau fraîche à proximité des postes de travail.

En cas de canicule, sur un chantier, mettre à disposition au moins 3 litres d’eau potable et fraîche par salarié et par jour. • Proposer des moyens utiles de protection : ventilateurs, brumisateurs, stores...

 

  • Le rôle du médecin du travail

Il étudie avec l’employeur les postes de travail pour lesquels il est nécessaire de prévoir des aménagements collectifs. Il peut proposer des mesures individuelles pour les salaiés les plus fragiles.

 

N’hésitez pas à contacter votre médecin du travail en charge du suivi médical de vos salariés, il saura vous conseiller.